Mgr Jean Laffitte, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille
 

Mgr Laffitte, après avoir examiné 22 des 134 « Catéchèses du mercredi » de Jean-Paul II (soit le cinquième cycle) – véritable cœur battant du renouveau de la théologie sacramentaire et de l’anthropologie du mariage et de la famille –, a ensuite parlé de la nature sacramentelle du mariage en faisant un parallélisme entre la logique du don eucharistique et celle du don nuptial.

 

À la fin de la conférence, Mgr Laffitte a ensuite abordé la question brûlante de la communion aux divorcés-remariés, en rappelant que « l’Église ne se situe pas dans la logique de la discrimination ou de la punition. À ce propos, je constate une situation d’impossibilité objective : la réalité d’une seconde union entre en contradiction objective avec cette union d’amour entre le Christ et l’Église que l’Eucharistie signifie et rend actuelle. Si le Christ a fait une alliance avec les époux dans la célébration du mariage, il ne peut pas faire une seconde alliance qui contredirait la première. Le Seigneur est fidèle. Nous sommes conscients – a continué Son Excellence – que cela ne répond pas entièrement à la question de la nature de l’Eucharistie dont nous savons qu’elle est aussi un remède, l’attribution d’une grâce réparatrice. Toutefois, la grâce réparatrice du pain eucharistique ne peut agir dans toutes les conditions où elle est reçue : ainsi, elle ne peut le faire que lorsqu’il y a une volonté (ou une bonne volonté) de la part de celui qui reçoit le Corps du Christ de vivre en accord avec ce que le Christ demande à travers les instructions de son Église, et donc de rompre avec une situation d’incompatibilité (seconde union ou toute autre situation de grave contradiction avec les commandements divins) ».

 

Conférence le Mercredi 29 Octobre 2014 à Gênes sur le thème « Le mariage et l’Eucharistie. Aspects théologiques ».