Chapitre V - LE PÈRE NOURRIT SON ENFANT (fin)
  • Les défaillances paternelles

Nous l’avons constaté : on peut pécher par excès ou par défaut. En ce qui concerne la nourriture, l’excès consiste pour le père à combler, voire à gaver son enfant au-delà du nécessaire. Cette attitude peut provenir du fait qu’étant enfant le père a été privé, si bien qu’il veut épargner cette épreuve à son enfant – ce qui est compréhensible – mais en allant au-delà du raisonnable. Ou bien peut-être veut-il compenser de cette manière une absence relative due, par exemple, à un travail très prenant. Ou encore peut-être n’ose-t-il pas dire non à son enfant attiré par les multiples et habiles tentations proposées par la société de consommation, de peur de perdre son affection.

 

Si le père comble son enfant sans limite, et ne lui impose aucune frustration, il va en faire un être égoïste, toujours insatisfait, qui vivra les relations sur un mode captatif et égocentrique. Certes, le Père aussi nous donne la nourriture en surabondance ; cependant il s’agit non d’aliments qui passent, mais du vrai pain de vie ! Et bien loin de nous encourager à satisfaire égoïstement nos désirs (ce qui est dû à la concupiscence, et s’appelle la gourmandise),il nous invite à nous contenter du nécessaire et à partager avec ceux auxquels manque même le minimum vital.

 

En évoquant le paternalisme et la perversion du don, nous avons vu aussi que le fait de combler son enfant peut être un moyen d’exercer sur lui une emprise qui le maintiendra dans une attitude infantile et dépendante.

 

L’excès en tout nuit. Mais le manque est aussi très préjudiciable à l’enfant. Il commence lorsque le père pense avoir fait son devoir en apportant la nourriture à la maison, et se soucie peu – ou pas – de donner aussi à son enfant la nourriture de l’esprit, du cœur et de l’âme. Combien d’enfants, parfois gavés sur le plan matériel, se plaignent aux psychologues de ne pas recevoir cet aliment spirituel dont ils ont autant et plus besoin. L’enfant ne vit pas seulement de pain…

 

Il arrive aussi que des pères – moins souvent aujourd’hui qu’autrefois – fassent preuve d’une grande sévérité vis-à-vis de leurs enfants : ils les privent de friandises, les obligent à manger ce qui leur est présenté sans tenir compte de leurs goûts, et les punissent par des privations, en les mettant, par exemple, au pain sec et à l’eau. Même s’ils croient faire cela pour le bien de leurs enfants, ils présentent à ceux-ci une image caricaturale de l’amour paternel, et risquent de provoquer chez eux soit une triste résignation, soit une révolte aigrie.

 

Certains pères se trouvent aussi dans une situation délicate du fait de la séparation et du divorce. Dans cette extrémité, le père doit continuer à exercer son rôle nourricier en versant une pension alimentaire pour ses enfants, et en vivant dans l’amour les temps où il les retrouve. Beaucoup le font, surtout lorsqu’ils ont choisi le pardon et la fidélité. J’ai même connu un homme qui versait plus que ce que le tribunal lui avait imposé, afin que son épouse, qui ne travaillait pas alors, puisse bien s’occuper de leurs enfants en bas âge.

Mais malheureusement des pères rechignent à payer la pension alimentaire, voire refusent de le faire, alors qu’ils en ont les moyens. Et certains abandonnent totalement leurs enfants, matériellement et affectivement. Nous avons évoqué toutes les conséquences préjudiciables de cette attitude pour ceux-ci. Une difficulté supplémentaire s’y ajoute lorsque la mère, obligée d’assumer seule les frais de l’éducation des enfants, se trouve en difficulté matérielle, voire dans l’indigence. Les aides sociales ou le secours d’une œuvre caritative ne suffisent pas toujours pour lui permettre d’assurer le minimum nécessaire à ses enfants, et ceux-ci se trouvent donc pénalisés par l’incurie de leur père !

On accuse souvent l’Église d’avoir des positions réactionnaires sur les questions familiales. Quand on voit les conséquences désastreuses de l’éclatement des familles sur les enfants, on ne peut qu’apprécier sa sagesse lorsqu’elle défend les valeurs d’indissolubilité et de fidélité, qui sont les piliers de la stabilité de la famille et lui permettent d’être une communauté de vie et d’amour épanouissante pour tous ses membres, avec la grâce de Dieu.

 

  • Chemin de guérison : l’Eucharistie donne Vie, force et guérison

Pour l’enfant qui a souffert dans sa relation à son père, et/ou s’est éloigné de Dieu, l’Eucharistie est un « lieu spirituel » essentiel pour retrouver le Père et recevoir de lui des fruits abondants, notamment de profondes guérisons spirituelles et même psychiques.

C’est mon Père qui vous donne le vrai pain du ciel (Jn 6,32)

 

Le retour au Père se fait au baptême, ou lors du renouvellement de l’engagement baptismal. Mais il n’est jamais opéré une fois pour toutes, car le Tentateur cherche sans arrêt à nous détourner de Dieu. C’est pourquoi il nous faut constamment réitérer notre engagement, soit en vivant le sacrement de réconciliation si nous avons péché gravement, soit en allant recevoir, dans l’Eucharistie, le Pain de Vie qui entretient en nous la vie d’enfant de Dieu, et qui nous fortifie sur le dur chemin de la vie.

 

Le sacrement de l’Eucharistie est d’une richesse inépuisable, car « il contient tout le trésor spirituel de l’Église, c’est-à-dire le Christ lui-même, notre Pâque. »[1] Dans l’optique de notre méditation, prenons conscience que l’eucharistie est tout entière orientée vers le Père.

 

Lorsque les chrétiens se rassemblent, ils répondent à l’invitation de Jésus et du Père, comme l’atteste la salutation initiale du célébrant : « Que Dieu notre Père et Jésus Christ notre Seigneur vous donnent la grâce et la paix. ». Ils viennent offrir au Père un sacrifice de louange par Jésus, avec lui et en lui.[2]

 

Remarquons que toutes les prières de la messe sont adressées au Père. Dans leur prière personnelle, beaucoup de chrétiens s’adressent principalement à Jésus. Depuis le Concile de Vatican II, spécialement dans le Renouveau charismatique, on invoque beaucoup l’Esprit Saint. L’Église, maîtresse de prière, nous rappelle que « la prière chrétienne est une relation d’alliance entre Dieu et l’homme dans le Christ. Elle est action de Dieu et de l’homme ; elle jaillit de l’Esprit Saint et de nous, toute dirigée vers le Père, en union avec la volonté humaine du Fils de Dieu fait homme. »[3] C’est exactement ce que nous vivons dans l’Eucharistie.

 

Pour participer dignement au banquet du Père, il faut avoir revêtu le vêtement de noces (Mt 22,11) : il faut être pur et juste, c’est-à-dire ajusté à la volonté du Père. « Celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la réconciliation avant d’accéder à la communion. »[4] Sinon, dans le rite pénitentiel, au début de la messe, nous recevons le pardon des péchés véniels : « L’Eucharistie fortifie la charité qui, dans la vie quotidienne, tend à s’affaiblir ; et cette charité vivifiée efface les péchés véniels. En se donnant à nous, le Christ ravive notre amour et nous rend capables de rompre les attachements désordonnés aux créatures, et de nous enraciner en lui. »[5]

 

Lorsque l’on a été profondément blessé par son père, on peut éprouver à son encontre de la rancune, voire de la haine. Comment, alors, vivre l’Eucharistie en vérité ? Comment dire sincèrement le Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » ? Il y a là une interpellation forte au pardon – sur laquelle nous reviendrons au chapitre VII -.Pour vivre en vérité l’Eucharistie, il faut avoir au moins la volonté d’avancer sur le chemin du pardon, avec la grâce que Dieu ne refuse jamais à ceux qui la lui demandent humblement (cf. Jn 14,13). Petit à petit Jésus rendra notre cœur semblable au sien, et nous accordera cette grâce, qui nous guérira intérieurement.

 

Après le temps pénitentiel vient celui d’entendre la Parole de Dieu. De nombreux textes nous révèlent la bonté et la miséricorde infinies du Père à notre égard – comme ceux que nous méditons dans cet ouvrage -, et nous disent comment vivre en enfants de Dieu. Mais même s’ils mettent en scène Jésus, ils nous révèlent le Père, car sa doctrine est de celui qui l’a envoyé (Jn 7,16), et ses œuvres sont celles que le Père lui a données à accomplir (Jn 5,36). Accueillons avec amour la Parole de Dieu, car, nous promet Jésus : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui (Jn 14,23).

 

Nous pouvons alors professer notre foi en ce Dieu - Père, Fils et Esprit Saint - qui nous aime, et commencer, dans la prière universelle, à présenter au Père, par Jésus, notre intercession pour l’Église et le monde.

 

A l’offertoire, nous nous préparons à entrer dans la liturgie eucharistique. Tandis que le célébrant rend grâce au Père pour le pain et le vin qui deviendront le corps et le sang du Christ, c’est le moment pour nous de lui offrir toute notre vie, car, au baptême, il a fait de nous en Jésus un peuple sacerdotal. Peut-être certains pensent-ils à présenter au Père toutes les bonnes choses qu’ils vivent : « leurs prières et leurs entreprises apostoliques, leur vie conjugale et familiale, leurs labeurs quotidiens, leurs détentes d’esprit et de corps, si elles sont vécues dans l’Esprit de Dieu » ; mais il ne faut surtout pas oublier « même les épreuves de la vie, pourvu qu’elles soient patiemment supportées : tout cela devient offrandes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus Christ (1 P 2,5) ; et dans la célébration eucharistique, ces offrandes rejoignent l’oblation du Corps du Seigneur pour être offertes en toute piété au Père. »[6] C’est ainsi que nous participons au mystère pascal, et que notre souffrance unie à celle de Jésus devient rédemptrice.

 

« Avec la prière eucharistique, prière d’action de grâce et de consécration, nous arrivons au cœur et au sommet de la célébration. Dans la préface, l’Église rend grâce au Père, par le Christ, dans l’Esprit Saint, pour toutes ses œuvres, pour la création, la rédemption et la sanctification. »[7]

 

La prière eucharistique, après la préface, revient, dans une proportion plus ou moins importante, sur l’immense amour du Père manifesté dans la création, l’élection d’Israël, l’envoi de son Fils bien-aimé pour nous sauver. La prière eucharistique IV est la plus explicite.

 

Puis, « dans l’épiclèse, l’Église demande au Père d’envoyer son Esprit Saint (ou la puissance de sa bénédiction) sur le pain et le vin, afin qu’ils deviennent, par sa puissance, le Corps et le Sang de Jésus Christ, et que ceux qui prennent part à l’Eucharistie soient un seul corps et un seul esprit. »[8] Seuls Jésus, dans le mystère de sa Pâque, et l’Esprit Saint peuvent ramener peu à peu la paix et la réconciliation dans les familles déchirées par de très graves blessures, notamment dans les relations entre le père et ses enfants.

Vient alors le moment de la consécration, où le pain et le vin deviennent réellement le corps et le sang du Christ, où le sacrifice de Jésus sur la croix est rendu présent pour nous. À ce moment, Jésus porte tous nos péchés, toutes nos blessures, toutes nos souffrances, que nous lui avons remis à l’offertoire. Dans l’anamnèse, l’Église « présente au Père l’offrande de son Fils qui nous réconcilie avec lui. »[9]

 

.« Dans l’Eucharistie, l’Église, avec Marie, est comme au pied de la Croix, unie à l’offrande et à l’intercession du Christ. »[10] Jésus y offre aux hommes le pardon du Père, la guérison de leurs blessures, le soulagement de leurs souffrances. C’est pourquoi l’Église intercède alors pour elle-même et pour le monde, afin que les fruits merveilleux de la Croix glorieuse soient accueillis, et que croisse l’immense famille des enfants de Dieu : ainsi la civilisation de l’amour se développera, et le monde vivra davantage en paix. Ouvrons notre cœur, pour notre part, au torrent d’amour, de pardon, de guérison, qui coule du Cœur de Jésus crucifié et glorifié !

 

L’Église de la terre est alors en communion avec l’Église du ciel. Avec ceux qui sont dans la gloire du Père, « elle offre le sacrifice eucharistique pour les fidèles défunts qui sont morts dans le Christ et qui ne sont pas encore purifiés, pour qu’ils puissent entrer dans la lumière et la paix du Christ. »[11] Peut-être notre père, qui nous a fait beaucoup souffrir, est-il dans cette catégorie. Nous sommes invités à prier pour lui et à solliciter son intercession : ce sera source de grandes grâces pour nous, pour lui et pour notre famille.[12]

 

Jésus a souffert et est mort sur la croix pour nous réconcilier avec son Père. Aussi, devenus au baptême des enfants adoptifs, au terme de la prière eucharistique nous récitons la prière que le Christ nous a apprise : le Notre Père. Au fil de cette méditation, nous découvrons de plus en plus la profondeur et la richesse de cette prière : que l’Esprit Saint nous accorde la grâce de la dire toujours plus en vérité !

 

Les fruits de la communion

Depuis la consécration, le Christ est réellement présent sous les apparences du pain et du vin. « Dans le très saint sacrement de l’Eucharistie sont contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et, par conséquent, le Christ tout entier. »[13] C’est lui qui se donne à nous dans la communion.

 

Aussi le premier fruit de celle-ci est qu’elle « accroît notre union au Christ. Recevoir l’Eucharistie dans la communion porte comme fruit principal l’union intime au Christ Jésus. Le Seigneur dit en effet : Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui (Jn 6,56). »[14] Devenus au baptême fils dans le Fils unique, nous recevons ainsi la nourriture des fils : le Fils de Dieu lui-même, qui veut nous restaurer et nous façonner toujours plus à son image, et nous faire grandir comme enfants du Père !

 

Un baptisé qui ne va pas à l’Eucharistie, qui ne prie pas, s’anémie et finit par mourir spirituellement. Il devient incapable de résister au Tentateur, cède aux concupiscences, et ne peut obtenir une totale guérison de ses blessures. (Cf. Tite 3,3)

 

Inversement, « la communion à la Chair du Christ ressuscité, « vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante », conserve, accroît et renouvelle la vie de grâce reçue au baptême. »[15]

Au baptême nous avons reçu le pardon de tous nos péchés. Après le Notre Père nous demandons : « Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps : par ta miséricorde, libère-nous du péché. » L’Église l’affirme : « La communion nous sépare du péché »[16] et « efface les péchés véniels ».[17]

 

La prière après le Notre Père poursuit : « Rassure-nous devant les épreuves. » La communion « accroît la vie de grâce reçue du baptême » et ainsi nous fortifie contre la tentation qui nous assaille dans nos épreuves. Alors en effet le tentateur cherche à nous détourner et à nous couper du Père, pour nous conduire à la mort spirituelle. La communion, en nous unissant à Jésus dans l’amour, nous rapproche du Père. « Par la charité qu’elle allume en nous, l’Eucharistie nous préserve des péchés mortels futurs. Plus nous participons à la vie du Christ, et plus nous progressons dans son amitié, plus il nous est difficile de rompre avec lui par le péché mortel. »[18] Au contraire, Jésus nous entraîne toujours plus intimement dans son intimité avec son Père qui est aussi notre Père (cf. Jn 20,17).

 

C’est cette intimité croissante avec le Christ miséricordieux qui va nous aider à progresser dans le pardon à notre père qui nous a offensés, et ainsi à trouver une paix grandissante, la guérison de notre cœur.

 

L’Eucharistie sacrement de guérison

Cette guérison, l’Église nous invite à la demander avant la communion, en nous faisant reprendre la prière du centurion : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ; mais dis seulement une parole et je serai guéri. » Cette prière est généralement interprétée comme une demande de guérison spirituelle. Mais remarquons que le centurion demandait à Jésus la guérison physique de son enfant (cf. Mt 8,5-10).

 

Dans son chapitre sur le sacrement des malades, le Catéchisme de l’Église Catholique rappelle que Jésus a guéri une foule de malades. « Il est venu guérir l’homme tout entier, âme et corps. »[19] Les malades cherchaient à le toucher car une force sortait de lui et les guérissait tous (Lc 6,19). « Ainsi, dans les sacrements, le Christ continue à nous toucher pour nous guérir. »[20]

 

« Guérissez les malades ! (Mt 10,8) Cette charge, l’Église l’a reçue du Seigneur, et tâche de la réaliser autant par les soins qu’elle apporte aux malades que par la prière d’intercession avec laquelle elle les accompagne. Elle croit en la présence vivifiante du Christ, médecin des âmes et des corps. Cette présence est particulièrement agissante à travers les sacrements, et de manière toute spéciale par l’Eucharistie, pain qui donne la vie éternelle, et dont saint Paul insinue le lien avec la santé corporelle (cf. 1 Co 11,30). »[21]

 

Puisque le Seigneur se donne à nous corporellement dans l’Eucharistie, et que nous le touchons, il n’est pas surprenant que, si nous le faisons avec foi, nous puissions être guéris par lui, psychiquement et même physiquement. J’ai participé à des rassemblements pendant lesquels, à la fin de l’Eucharistie, un prêtre qui avait le charisme de guérison (le Père E. Tardiff) priait pour les malades : de nombreuses guérisons se produisaient, dont certaines pouvaient être constatées sur le champ.[22]

 

Ces guérisons spectaculaires sont des signes pour l’évangélisation, et tous les malades ou handicapés ne sont pas guéris. Mais dans le domaine de la guérison intérieure, le Seigneur, dans l’Eucharistie, peut agir puissamment dans les cœurs qui s’ouvrent à lui. Par exemple, quand quelqu’un n’arrive pas à pardonner à son père tout le mal que celui-ci lui a fait, s’il en demande la grâce au Seigneur, Jésus la lui accordera. Lui qui a été torturé sur la croix, et qui a pardonné à ses bourreaux, il accordera à ceux qui unissent leur souffrance à la sienne, et qui veulent aller jusqu’au bout de l’amour, la grâce de pouvoir pardonner à leur bourreau. Cette guérison est certes moins spectaculaire que celle d’un paralytique ou d’un aveugle, mais elle n’est pas moins belle, et peut transformer toute une vie, toute une famille.

 

Certaines blessures psychoaffectives sont tellement profondes – par exemple celles consécutives à un inceste ou à des violences extrêmes – qu’elles mettent du temps à cicatriser. Ceux qui les ont subies, s’ils ont le cœur orienté dans le sens de l’amour à la suite de Jésus crucifié, trouveront dans la réception régulière – si possible quotidienne – de la communion, le remède à leurs blessures. Jésus est le médecin de notre âme et de notre esprit ; il saura adapter le remède à notre mal et à notre personnalité : aux uns il accordera une grâce puissante qui opérera une libération profonde ; à d’autres il procurera sa grâce de façon plus homéopathique ; mais tous il les conduira vers la guérison, puisque ce qu’il désire c’est notre bien, dans la communion d’amour avec notre Père, et dans la réconciliation avec notre père.

 

[1] CEC n° 1324. Pour un exposé plus systématique sur l’Eucharistie, cf. CEC n° 1322 à 1419, et les multiples livres sur l’Eucharistie, notamment ceux des derniers Papes.

 

[2] CEC n° 1361

 

[3] CEC n° 2564

 

[4] CEC n° 1386

 

[5] CEC n° 1394

 

[6] Vatican II, Constitution sur l’Église Lumen gentium, n° 34 : le sacerdoce commun des baptisés

 

[7] CEC n° 1352

 

[8] CEC n° 1353

 

[9] CEC n° 1354

 

[10] CEC n° 1370

 

[11] CEC n° 1371

 

[12] Nous y reviendrons au chapitre IX

 

[13] CEC n° 1374

 

[14] CEC n° 1391

 

[15] CEC n° 1392

 

[16]    CEC n° 1393

 

[17]    CEC n° 1395

 

[18]    CEC n° 1395

 

[19]    CEC n° 1503

 

[20]    CEC n° 1504

 

[21]    CEC 1509

 

[22]    Cf. P. Emilino Tardiff, Dieu a fait de moi un témoin, Renouveau service 1985