VIVRE LE SACREMENT DE L'ALLIANCE
II. JÉSUS RÉALISE L’ALLIANCE AVEC DIEU
ET NOUS Y INVITE
 

Saint Jean-Paul II commence ainsi la partie centrale de Familiaris consortio : « Dieu a créé l'homme à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1, 26-27): en l'appelant à l'existence par amour, il l'a appelé en même temps à l'amour. Dieu est amour (cf. 1 Jn 4, 8) et il vit en lui-même un mystère de communion personnelle d'amour. En créant l'humanité de l'homme et de la femme à son image et en la conservant continuellement dans l'être, Dieu inscrit en elle la vocation, et donc la capacité et la responsabilité correspondantes, à l'amour et à la communion. L'amour est donc la vocation fondamentale et innée de tout être humain. » [1]

Cette vocation à l’amour a été confirmée par Jésus dans le premier commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » (Mt 22,37-40) (Traduction officielle liturgique)

 

Aux origines de l’humanité, Adam et Ève ont péché, se coupant ainsi de Dieu, si bien qu’ils sont devenus incapables de vivre ce double commandement. Heureusement le Père n’a pas cessé pour autant d’aimer l’homme et de lui rappeler sa vocation fondamentale. L’Église lui en rend grâce: « Comme il avait perdu ton amitié en se détournant de toi, tu ne l'as pas abandonné au pouvoir de la mort. Dans ta miséricorde, tu es venu en aide à tous les hommes pour qu'ils te cherchent et puissent te trouver. Tu as multiplié les alliances avec eux, et tu les as formés, par les prophètes, dans l'espérance du salut. Tu as tellement aimé le monde, Père très saint, que tu nous as envoyé ton propre Fils, lorsque les temps furent accomplis, pour qu'il soit notre Sauveur. » [2]

 

Jésus est venu rappeler aux hommes leur vocation fondamentale à l’amour. Bien plus, dans le mystère de sa Pâque, il a réalisé l’Alliance nouvelle et éternelle entre Dieu et l’humanité, et il nous invite désormais à y entrer, individuellement d’abord, puis en tant que couple.

 

1. Jésus, nouvel Adam, réalise l’Alliance avec Dieu et nous invite à y entrer.

 

La confiance

 

Aux origines de l’humanité, Dieu a fait une telle confiance à Adam qu’il l’a créé libre. L’amour, même divin, ne s’impose pas, il se propose, et Dieu voulait qu’Adam choisisse de l’aimer librement. Au paradis, Adam répondait par une confiance parfaite à la confiance de Dieu, et leur communion d’amour était sans le moindre nuage.

 

Pour saper cette confiance d’Adam et Ève, Satan, habilement, a commencé par insinuer le doute, la méfiance dans le cœur des humains. Le théologien H. Mühlen explique que c’est ainsi qu’a commencé le péché originel :

« Au deuxième chapitre du livre de la Genèse, on nous rapporte que Dieu, à l’origine, a créé l’homme dans le paradis de relations très intimes. Le récit du paradis est pour l’écrivain biblique le présupposé de sa description du péché originel, et celui-ci consiste finalement dans la méfiance : Dieu pourrait être tout autre que ce qu’il se montre à nous.

 « Quand il avait créé l’homme dans un paradis de relations intimes, il n’avait proclamé qu’un seul commandement : « Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Gn 2,16-17) Ceci veut dire (…) : « Ne t’abandonne jamais à la méfiance à mon égard. »

« Mais le serpent, l’archétype du mal, s’entend à susciter la méfiance chez la femme en lui demandant : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? » (Gn 3,1) Dieu justement n’avait pas dit cela (mais seulement : « D’un seul arbre tu ne mangeras pas. ») ; mais chez la femme apparaît maintenant la méfiance : peut-être que Dieu est un tyran qui veut opprimer ma liberté, et ne me permet même pas d’être méfiante à son égard. C’est là, pourtant, ma liberté ; pourquoi ne pas l’essayer ? Mais par là le piège s’est déjà refermé, le pas franchi de la méfiance toujours possible à la méfiance réelle.

« L’histoire du malheur dans le monde est alors la tentation unique de se libérer de ce piège par ses propres forces. Mais plus l’homme s’y débat, plus durement il s’y enferme. » [3]

 

Après le péché d’Adam et Ève, cette méfiance envers Dieu est devenue un véritable cancer qui mine leur relation, provoquant la désobéissance de l’homme à la loi de Dieu inscrite pourtant dans la conscience humaine.

Pour tout reconstruire, Dieu a choisi Abraham, et celui-ci a répondu à son appel par une foi exemplaire, si bien qu’il est devenu le père des croyants.

Mais la confiance du peuple était souvent loin d’être aussi forte, et Israël n’a cessé de se montrer infidèle aux alliances avec Dieu.

Alors Dieu aurait pu légitimement le rejeter, lui retirer sa confiance. Mais celle-ci est chez lui inébranlable : il ne reprend jamais sa parole, ni aucun de ses dons. Finalement, pour restaurer le dessein d’amour qu’il avait formé à l’origine, il a envoyé son propre Fils dans notre condition humaine.

 

Jésus est le Fils de Dieu : au sein de la Trinité il vit une confiance parfaite en son Père, dans l’Esprit. Dans son humanité, il nous représente tous : il est le nouvel Adam, et va rétablir dans sa splendeur première la relation entre l’homme et Dieu.

Adam s’est méfié de Dieu. Jésus manifeste dans ses paroles et dans ses gestes une confiance inébranlable en son Père. En témoigne par exemple cette affirmation : « Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours » (Jn 11,41-42). 

Adam a désobéi au commandement de Dieu en prenant du fruit défendu (Gn 3,6). Jésus a obéi en tout à la volonté de son Père. Il l’affirme solennellement : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. » (Jn 5,19)

À l’heure de sa passion, à Gethsémani, Jésus a frémi, horrifié, devant le mal et toute la souffrance qu’il devait affronter, au point qu’il s’est écrié : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! » Mais s’il avait refusé de boire cette coupe, il n’aurait pas accompli la volonté du Père, et nous n’aurions pas été sauvés ; c’est pourquoi il a ajouté : « Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » (Mt 26,39) Alors son obéissance a annulé la désobéissance d’Adam, et le salut a commencé pour nous. Jésus est entré dans sa passion glorieuse, et sur la croix il a inauguré l’Alliance nouvelle et éternelle.

 

Ayant répondu à la confiance du Père par une confiance parfaite, Jésus, nouvel Adam, se fait maintenant le prophète du Père pour nous inviter à entrer dans cette Alliance.

Il nous manifeste la confiance inchangée du Père. Malgré le péché d’Adam et Ève, malgré toutes les désobéissances du peuple hébreux, et le manque de foi des contemporains de Jésus, Dieu continue à faire confiance aux hommes. Il les appelle à revenir à lui, et à mettre en lui toute leur confiance, comme Jésus, par lui, avec lui et en lui. S’ils le font, leurs péchés seront pardonnés, ils recevront de l’Esprit Saint la foi, et c’est sur ce roc qu’ils pourront construire la confiance dans toutes leurs relations humaines, notamment au sein du couple et de la famille.

 

L’amour

 

« Dieu est amour » (1 Jn 4,14). Entrer dans l’alliance avec lui, c’est entrer dans cette communion d’amour qu’il est en lui-même en tant que Trinité. C’est à cela que l’homme est appelé depuis la création du monde, et le drame est que, par le péché originel, il s’est exclu du paradis, de la communion d’amour avec le Père, par le Fils, dans l’Esprit.

Alors que l’amour véritable est humble, l’homme pécheur est un orgueilleux qui prétend se faire lui-même l’égal de Dieu (cf. Gn 3,5). Alors que l’amour véritable est don total de soi et accueil sans réserve de l’autre, l’homme pécheur accapare les dons de Dieu (cf. Gn 3,6) et refuse de les faire remonter vers lui en action de grâce. Alors que l’amour véritable est dépendance, l’homme pécheur se veut indépendant de Dieu ; il croit ainsi être libre, alors que la véritable liberté nous incite à entrer dans la communion d’amour avec Dieu.

En brisant la communion d’amour avec Dieu, l’homme a profondément blessé le cœur de Dieu, et dès lors la communion parfaite entre les hommes est devenue un rêve impossible à réaliser.

 

Mais le Père ne s’est pas résigné à ce constat d’échec. Dans son amour miséricordieux pour les hommes, il a choisi Abraham, en a fait le père d’un peuple qu’il a comblé de ses bénédictions, comme un époux comble sa bien-aimée (cf. Ez 16). Il a multiplié les alliances avec lui, et comme le péché empêchait les hommes d’entrer dans une vraie communion d’amour, finalement il a envoyé son propre Fils pour les purifier du péché et inaugurer l’Alliance nouvelle et éternelle.

Saint Jean s’émerveille devant cette philanthropie de Dieu : « Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés. » (1 Jn 4,10)

 

Jésus, en tant que Fils de Dieu, vivait une communion d’amour parfaite avec le Père : « Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi » (Jn 4,11). Il avait conscience d’être, en tant que Fils, aimé par le père de toute éternité : « Maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. » (Jn 17,5)

Il était totalement dans une dépendance d’amour par rapport à son Père : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. » (Jn 5,19-20)

En tant qu’homme aussi Jésus a répondu à l’amour de son Père par un amour parfait. « Le Verbe s’est fait chair pour être notre modèle de sainteté : " Prenez sur vous mon joug et apprenez de moi... " (Mt 11, 29). " Je suis la voie, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père sans passer par moi " (Jn 14, 6). Et le Père, sur la montagne de la Transfiguration, ordonne : " Écoutez-le " (Mc 9, 7 ; cf. Dt 6, 4-5). Il est en effet le modèle des Béatitudes et la norme de la Loi nouvelle : " Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés " (Jn 15, 12). » [4]

 

Jésus, nouvel Adam, a répondu de façon parfaite à l’amour de son Père. Il révèle maintenant cet amour dans son Évangile, et appelle les hommes à faire comme lui. Et comme ils en sont empêchés par le péché, il va prendre sur lui tous les péchés du monde – donc les nôtres aussi -, et donner sa vie sur la croix pour que nous en soyons libérés : ainsi nous pourrons rentrer dans l’Alliance nouvelle et éternelle.

 

Ce qui empêche souvent les hommes de comprendre combien le Père les aime, c’est qu’ils ont une idée fausse de sa toute-puissance, qu’ils l’imaginent comme un Dieu jaloux de l’homme, un Dieu qui juge et qui punit sévèrement les fautifs, un Dieu indifférent devant le mal qui accable l’humanité. [5]

Le Christ nous révèle l’amour de Dieu en se faisant serviteur, et serviteur souffrant. « Jésus leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. (…) Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mc 10,42.45) »

On ne peut contraindre quelqu’un à aimer ; on ne peut que lui offrir gratuitement son amour. Tel est Jésus devant les hommes qu’il invite à la réconciliation avec Dieu, et aux noces avec leur Créateur. Pour leur montrer de quel amour le Père les aime, « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. » (Ph 2,6-8) Voilà jusqu’à quel point Jésus s’est humilié dans son amour infini pour nous, à l’opposé d’Adam qui, dans son orgueil, avait voulu se faire dieu.

Alors qu’il se donnait totalement aux hommes, devant le refus de ceux-ci, son amour .a pris la forme du pardon ; sur la croix Jésus dit : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23,34) Le pardon, c’est le jusqu’au bout de l’amour plus fort que la haine, c’est le don par-delà le refus, qui permet au pécheur pardonné d’entrer à nouveau dans l’Alliance avec son Créateur et Sauveur.

Seul Jésus, parce qu’il était Dieu, qu’il était absolument sans péché et qu’il n’était qu’amour, pouvait prononcer une telle parole dans de si horribles circonstances, à l’encontre de ceux-là même qui le rejetaient, le torturaient atrocement, et se réjouissaient de sa mort ! Le pardon est impossible à l’homme blessé et pécheur : le pardon est divin !

 

Puissions-nous entrer dans l’émerveillement de saint Paul devant un tel amour : « Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. » (Rm 5,6-8)

 

Voilà jusqu’où Jésus est allé dans son amour pour nous les hommes. Maintenant il a soif de notre amour, il a soif de nous sauver (cf. Jn 19,28) ; mais de la part de beaucoup il ne reçoit qu’ingratitude, comme il l’a dit à sainte Marguerite-Marie. Ne soyons pas de ceux-là, et répondons à son amour par un amour aussi grand que nous pouvons. Demandons-en la grâce : le Saint-Esprit nous l’accordera !

 

La fidélité

 

Dès l’instant où il a formé le projet de créer le monde et l’homme, Dieu était décidé à le conduire à son achèvement, jusqu’à la récapitulation de tout l’univers dans le Christ à la fin des temps (cf. Ép 1). Rien, pas même le péché, ne peut l’en empêcher. « Dieu reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même » (2 Tm 2,13).

 

Toute l’histoire du peuple d’Israël est celle de cette indéfectible fidélité de Dieu, malgré les constantes infidélités de son peuple. Tous les grands moments d’alliance – avec Noé, avec Abraham, avec Moïse, avec David, avec Esdras après l’exil à Babylone -, ont été suivis de périodes de désobéissance, d’infidélités et finalement de catastrophes pour le peuple. Les prophètes ont souvent rappelé celui-ci à l’ordre, mais en vain. En se détournant de Dieu vers les idoles, en désobéissant aux commandements de Dieu, le peuple rompait l’alliance et faisait son propre malheur.

 

Mais Dieu ne l’abandonnait pas pour autant. Après avoir dénoncé sévèrement ses infidélités, et annoncé des châtiments, le dernier mot de Dieu était toujours une promesse de restauration de l’alliance. Par exemple par la bouche d’Osée :

« Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. Et là, (…) elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Égypte. En ce jour-là – oracle du Seigneur –, voici ce qui arrivera : Tu m’appelleras : « Mon époux » et non plus : « Mon Baal » (c’est-à-dire « mon maître »).  J’éloignerai de ses lèvres les noms des Baals, on ne prononcera plus leurs noms. En ce jour-là je conclurai à leur profit une alliance (…). Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la fidélité et la tendresse ; je ferai de toi mon épouse dans la loyauté, et tu connaîtras le Seigneur. » (Os 2,16-23)

Non l’amour premier et gratuit de Dieu ne se laisse pas atteindre par les infidélités de son peuple-épouse. Il s’y est engagé solennellement, et y restera fidèle toujours. Le psalmiste en est convaincu et en rend grâce à Dieu :

« L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge. Je le dis: C'est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux. » (Ps 88, 2-3)

 

Jésus est le Fils de Dieu. Il connaît la fidélité du Père : celui-ci l’a envoyé épouser l’humanité et réaliser cette Alliance nouvelle que rien désormais ne pourra briser. Cette Alliance est déjà accomplie quand le Verbe s’unit hypo statiquement à la nature humaine en Jésus. Le Christ, nouvel Adam, la confirme durant toute sa vie terrestre en étant parfaitement fidèle au Père, et sa résurrection la scelle définitivement en Dieu.

 

Depuis l’origine, Dieu voulait que l’homme puisse entrer dans l’alliance avec lui, mais l’homme en était empêché par le péché. Jésus, le nouvel Adam, qui était sans péché a réalisé le dessein bienveillant du Père : cette Alliance nouvelle et éternelle que rien ni personne désormais ne pourra détruire, et à laquelle Jésus glorifié avec son humanité est éternellement fidèle.

Comme le Sauveur nous a obtenu le pardon de tous nos péchés, si nous entrons en communion avec lui, nous entrons ipso facto dans l’Alliance nouvelle et éternelle. Nous verrons tout à l’heure comment cela se réalise. Mais dès à présent soyons sûrs que, même si par la suite nous nous détournions de Dieu, lui ne changerait pas son dessein d’amour. Car « Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même. » (2 Tm 2,13).

 

 

[1]     FC n°11.

 

[2]     Prière eucharistique IV.

 

[3]     Héribert MÜHLEN, Vous recevrez le don du Saint-Esprit, tome I, éditions du Centurion, 1982, p.67-68.

 

[4]     Catéchisme de l’Église catholique (CEC) n° 459.

 

[5]     Cf. ma méditation : Renonçons aux fausses images de Dieu, dans mon livre : Forts dans la foi, la charité et l’espérance. Ch. III.