VIVRE LE SACREMENT DE L'ALLIANCE
II. JÉSUS RÉALISE L’ALLIANCE AVEC DIEU
ET NOUS Y INVITE
 

2. Marie, Notre-Dame de l’Alliance

 

La première créature à être entrée de façon parfaite dans l’alliance avec Dieu est la Vierge Marie, modèle de foi, d’amour et d’espérance.

 

La confiance

 

Notre premier sujet d’émerveillement, c’est l’extraordinaire confiance que Dieu a faite à Marie en la choisissant, dès avant la création du monde, pour qu’elle soit la mère de son Fils. Commentant le récit de l’Annonciation à la lumière d’Ép 1, saint Jean-Paul II écrit :

« Lorsque nous lisons que le messager dit à Marie qu'elle est «comblée de grâce», le contexte de l'Évangile, où convergent les révélations et les promesses anciennes, nous laisse entendre qu'il s'agit là d'une bénédiction unique entre toutes les «bénédictions spirituelles dans le Christ». Dans le mystère du Christ, elle est présente dès «avant la fondation du monde », elle est celle que le Père « a choisie » comme Mère de son Fils dans l'Incarnation - et, en même temps que le Père, le Fils l'a choisie, la confiant de toute éternité à l'Esprit de sainteté. » [1]

Le jour de l’Annonciation, l’Archange vient révéler à la Vierge sainte cette élection : Dieu l’a choisie pour nous donner son Fils bien-aimé, elle, la tout humble, qui vit dans un village caché au sein du petit peuple d’Israël.

 

À cette confiance inouïe de Dieu en sa créature, Marie répond par une foi sans faille :

« À l'Annonciation en effet, Marie, s'est remise à Dieu entièrement en manifestant «l'obéissance de la foi» à celui qui lui parlait par son messager, et en lui rendant «un complet hommage d'intelligence et de volonté» (DV 5). Elle a donc répondu de tout son «moi» humain, féminin, et cette réponse de la foi comportait une coopération parfaite avec «la grâce prévenante et secourable de Dieu» et une disponibilité parfaite à l'action de l'Esprit Saint qui «ne cesse, par ses dons, de rendre la foi plus parfaite» (DV 5). » [2]

 

Cette foi parfaite, Marie a continué à la vivre tout au long de sa vie avec Jésus. Saint Jean-Paul II, dans sa méditation, suit les étapes de son pèlerinage de la foi, jusqu’à l’épreuve du calvaire. Prenons le temps de contempler Marie au pied de la croix de Jésus : les épouses – et même les époux - crucifiées par la séparation trouveront en elle un modèle et un soutien dans leur épreuve.

« Au moment de l'Annonciation, elle s'était entendu dire: «Il sera grand... Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin» (Lc 1, 32-33). Et maintenant, debout au pied de la Croix, Marie est témoin, humainement parlant, d'un total démenti de ces paroles. Son Fils agonise sur ce bois comme un condamné. « Objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur..., méprisé, nous n'en faisions aucun cas», il était comme détruit (cf. Is 53, 3-5). Comme elle est grande, comme elle est alors héroïque l'obéissance de la foi dont Marie fait preuve face aux «décrets insondables» de Dieu ! (…) Et aussi comme est puissante l'action de la grâce dans son âme, comme est pénétrante l'influence de l'Esprit Saint, de sa lumière et de sa puissance !

« Par une telle foi, Marie est unie parfaitement au Christ dans son dépouillement. (Le Pape cite Ph 2, 5-8). Au pied de la Croix, Marie participe par la foi au mystère bouleversant de ce dépouillement. C'est là, sans doute, la «kénose» de la foi la plus profonde dans l'histoire de l'humanité. Par la foi, la Mère participe à la mort de son Fils, à sa mort rédemptrice; mais, à la différence de celle des disciples qui s'enfuyaient, sa foi était beaucoup plus éclairée. » [3]

 Jésus est le nouvel Adam qui, par ca confiance absolue en son Père et par son obéissance jusqu’à la croix a racheté la faute d’Adam et Ève qui, à l’aube de l’histoire humaine, s’étaient méfiés de Dieu et lui avaient désobéi. «Souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d'un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l'immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour (LG 58) », Marie croit dans la nuit, et obéit sans tout comprendre. Elle prend ainsi le contre-pied de la méfiance et de la désobéissance d’Ève. Saint Jean-Paul II poursuit :

« Oui vraiment, «bienheureuse celle qui a cru»! (…) Depuis la Croix, pour ainsi dire du cœur même du mystère de la Rédemption, le rayonnement de cette bénédiction de la foi s'étend et sa perspective s'élargit. Elle rejaillit «jusqu'au commencement» et, comme participation au sacrifice du Christ, nouvel Adam, elle devient, en un sens, la contrepartie de la désobéissance et de l'incrédulité comprises dans le péché des premiers parents. C'est ce qu'enseignent les Pères de l'Église et, en particulier, saint Irénée cité par la Constitution Lumen gentium : « Le nœud de la désobéissance d'Ève a été dénoué par l'obéissance de Marie, car ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la Vierge Marie l'a délié par sa foi ». À la lumière de cette comparaison avec Ève, les Pères - comme le rappelle aussi le Concile - donnent à Marie le titre de «Mère des vivants» et ils disent souvent: «Par Ève la mort, par Marie la vie» (LG 56) » [4]

 

Que tu es digne de louange, Vierge Marie : « comblée de grâce », préservée du péché originel, tu es la première créature humaine à avoir répondu par une confiance parfaite à Dieu et à être entrée ainsi dans l’Alliance nouvelle et éternelle, par Jésus, avec lui et en lui. C’est à juste titre que l’Église t’appelle la nouvelle Ève, la Porte du Ciel, la Mère des croyants.

 

L’amour

 

Lorsque nous contemplons le mystère de Marie, notre second sujet d’émerveillement est l’amour infini dont Dieu a comblé celle qu’il avait choisie pour être la Mère du Sauveur.

« La Vierge Marie en effet, qui, lors de l’Annonciation angélique, reçut le Verbe de Dieu à la fois dans son cœur et dans son corps, et présenta au monde la Vie, est reconnue et honorée comme la véritable Mère de Dieu et du Rédempteur. Rachetée de façon éminente en considération des mérites de son Fils, unie à lui par un lien étroit et indissoluble, elle reçoit cette immense charge et dignité d’être la Mère du Fils de Dieu, et, par conséquent, la fille de prédilection du Père et le sanctuaire du Saint-Esprit, don exceptionnel de grâce qui la met bien loin au-dessus de toutes les créatures dans le ciel et sur la terre. » [5]

 

Ayant choisi Marie avant même la création du monde, le Père l’a fait bénéficier par avance du fruit de la Rédemption : il l’a préservée du péché originel pour qu’elle puisse accueillir son amour dans un cœur totalement pur, et qu’elle puisse y répondre par un amour aussi parfait qu’il peut l’être chez une créature. Gratifiée d’une telle surabondance d’amour de la part de Dieu, la Vierge Marie, comblée de grâce, est le chef-d’œuvre de la création, et la Trinité a fait en elle sa demeure.

 

Le jour de l’Annonciation, cette présence de Dieu en elle a pris une forme nouvelle et exceptionnelle : par l’action de l’Esprit Saint, le Verbe de Dieu a pris chair en elle. Nulle créature humaine n’a connu une union aussi intime avec Dieu et avec Jésus ! En elle s’est réalisée la nouvelle et éternelle Alliance entre Dieu et l’humanité : Dieu et l’homme se sont unis intimement en la personne de Jésus. Ce mystère est communion d’amour, et la Vierge Marie, qui y était associée, en a été comblée. Pour célébrer cette réalité, les Pères ont eu parfois des affirmations très fortes. Le bienheureux Paul VI, mettant en lumière l’action de l’Esprit d’amour en Marie, en évoque quelques unes :

« Des Pères de l’Église et des Écrivains ecclésiastiques ont attribué à l’œuvre de l’Esprit la sainteté originelle de Marie, « quasi pétrie par lui et formée comme une nouvelle créature ». (…) Ils découvrirent dans l’intervention de l’Esprit une action qui consacra et rendit féconde la virginité de Marie et transforma la Vierge en Demeure du Roi ou Lieu de repos du Verbe, Temple ou Tabernacle du Seigneur, Arche d’Alliance ou de sanctification, titres riches de résonances bibliques. Approfondissant encore le mystère de l’Incarnation, ils virent dans le rapport insondable entre l’Esprit Saint et Marie un aspect conjugal, poétiquement décrit par Prudence : « la Vierge qui n’était pas mariée se maria avec l’Esprit », et ils l’appelèrent Sanctuaire du Saint-Esprit, expression qui souligne le caractère sacré de la Vierge, devenue demeure permanente de l’Esprit de Dieu. Pénétrant plus avant dans la doctrine sur le Paraclet, ils comprirent qu’il est la source d’où jaillit la plénitude de grâce (cf. Lc 1, 28) et l’abondance des dons qui ornent Marie : c’est donc à l’Esprit qu’ils attribuèrent la foi, l’espérance et la charité qui animèrent le cœur de la Vierge, la force qui encouragea son adhésion à la volonté de Dieu, l’énergie qui la soutint dans la compassion au pied de la Croix. » [6]

 

La double évocation de l’arche d’alliance et des « noces » de Marie avec l’Esprit nous rappelle le désir de Dieu de demeurer avec les hommes dans une intimité dont le mariage est le signe le plus fort. Marie est la première qui, à cette invitation de Dieu aux noces, y ait répondu par un amour tellement parfait qu’il nous est proposé en modèle aujourd’hui.

« Elle se trouve aussi réunie, comme descendante d’Adam, à l’ensemble de l’humanité qui a besoin de salut ; bien mieux, elle est vraiment « Mère des membres [du Christ]... ayant coopéré par sa charité à la naissance dans l’Église des fidèles qui sont les membres de ce Chef (Saint Augustin) ». C’est pourquoi encore elle est saluée comme un membre suréminent et absolument unique de l’Église, modèle et exemplaire admirables pour celle-ci dans la foi et dans la charité, objet de la part de l’Église catholique, instruite par l’Esprit Saint, d’un sentiment filial de piété, comme il convient pour une mère très aimante. » [7]

 

Qu’est-ce qui caractérise cet amour de Marie ? D’abord il est humble. À l’Annonciation, la Vierge est une jeune fille pauvre d’environ seize ans, accordée en mariage à un simple charpentier, et ils vivent dans un village obscur de Galilée. Mais surtout, du fait de la pureté de son cœur, Marie a une conscience aiguë de la sainteté de Dieu, devant laquelle elle n’est rien. Cependant, avec amour elle offre ce rien au Tout-Puissant, et le Verbe se fait chair en elle par l’action de l’Esprit Saint. Marie exulte : « Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. » (Lc 1,48)

 

L’amour de Marie est aussi pauvre : accueil de tout l’amour que Dieu lui porte, et, en retour, don total d’elle-même pour accomplir sa volonté. « Ainsi Marie, fille d’Adam, donnant à la Parole de Dieu son consentement, devint Mère de Jésus et épousant à plein cœur, sans que nul péché ne la retienne, la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce du Dieu tout-puissant, au mystère de la Rédemption. » [8]

 

Marie est aussi allée avec Jésus jusqu’au bout de l’amour. Au pied de la croix, elle a entendu son fils dire : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23,34)

Comme Jésus, elle a alors pardonné à tous ceux qui martyrisaient son fils, et en même temps lui transperçaient l’âme d’un glaive (cf. Lc 2,35). Voilà pourquoi elle est un modèle pour tous ceux qui subissent une épreuve crucifiante : aimer jusqu’au bout implique alors que l’on pardonne à celui qui fait le plus souffrir !

 

La Vierge Marie est la créature humaine qui a le plus et le mieux aimé. Elle est ainsi entrée dans l’Alliance nouvelle et éternelle avec le Père, par Jésus son Fils, dans l’Esprit d’amour. Nous avons donc intérêt à accueillir et à imiter l’amour de Marie, notre Mère, à passer par elle pour entrer dans l’Alliance avec Dieu. Comme le disait saint Louis-Marie Grignion de Montfort, elle est le chemin que Dieu a pris pour venir jusqu’à nous : elle est donc le chemin que nous devons prendre pour aller jusqu’à Dieu. [9]

Affirmer cela, ce n’est pas rajouter quelque chose à l’unique médiation du Christ ; c’est au contraire proposer le meilleur moyen de bénéficier de celle-ci. En effet, Marie est le « lieu » de la rencontre entre Dieu et l’homme, puisque la conception de Jésus qui la réalise s’est passée en elle. En outre elle était au pied de la croix au moment où la Rédemption s’accomplissait et où Jésus inaugurait l’Alliance nouvelle et Éternelle scellée en son sang. C’est là que Jésus nous l’a donnée pour Mère, afin que, nos péchés pardonnés, nous renaissions par elle à la vie du Christ, devenions membres de son Corps mystique, et apprenions à aller avec elle jusqu’au bout de l’amour.

 

La fidélité

 

Toute l’histoire du salut manifeste l’indéfectible fidélité de Dieu à son alliance avec l’humanité. Au moment de l’Annonciation, la Vierge Marie est le témoin privilégié de cette fidélité : « Dans le dessein salvifique de la Sainte Trinité, le mystère de l'Incarnation constitue l'accomplissement suprême de la promesse faite par Dieu aux hommes après le péché originel, après le premier péché dont les effets pèsent sur toute l'histoire de l'homme ici-bas (cf. Gn 3, 15). Voici que vient au monde un Fils, le «lignage de la femme» qui vaincra le mal du péché à sa racine même: «Il écrasera la tête du serpent». » [10]

 

Marie avait médité cette promesse depuis son enfance, et elle faisait partie de ces « pauvres du Seigneur » qui n’avaient qu’un seul désir : la venue du Messie. Aussi quelle dut être sa joie quand l’Archange lui annonça que l’heure était venue où Dieu allait sauver son peuple. En acceptant de servir ce dessein de son amour, la Vierge donne donc corps à la promesse, et devient par là-même un signe lumineux de la fidélité de Dieu. D’ailleurs elle le chante dans son Magnificat :

« Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. (…) Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » (Lc 1,50.54-55)

 

Durant toute la vie de Jésus, Marie a été fidèle aux paroles qu’elle à reçues durant les « mystères joyeux », fidèle à son engagement au service de Jésus et à son amour total pour son Fils. Et cela, même au pied de la croix, alors que les promesses de l’ange semblaient contredites, et où la haine des ennemis de Jésus lui déchirait le cœur. Fortifiée par l’Esprit elle a tenu bon, et, à Pâques, a connu la lumière resplendissante de la Résurrection, la victoire de l’Amour sur la haine et de la Vie sur la mort, l’instauration définitive de l’Alliance entre Dieu et l’humanité. Elle a permis que cette Alliance commence en elle par le mystère de l’Incarnation, et y est entrée la première en bénéficiant dès sa conception du fruit de la Rédemption : C’est vraiment à juste titre que nous l’honorons sous le vocable de Notre-Dame de l’Alliance.

 

D’autant plus que, au terme de sa vie terrestre, le Père l’a exaltée : par son assomption, elle est entrée au ciel avec son corps glorifié. Sur terre, ayant pris appui sur la fidélité de Dieu, Marie a triomphé de toutes les épreuves avec son Fils et, finalement, elle a participé à sa victoire sur la mort même. Maintenant elle vit l’accomplissement de l’Alliance au ciel : une communion d’amour parfaite, totale et définitive, avec Jésus, le Père et le Saint-Esprit. Elle est dès lors pour nous un grand signe d’espérance. Vatican II le soulignait :

« Tout comme dans le ciel où elle est déjà glorifiée corps et âme, la Mère de Jésus représente et inaugure l’Église en son achèvement dans le siècle futur, de même sur cette terre, en attendant la venue du jour du Seigneur (cf. 2 P 3, 10), elle brille déjà devant le Peuple de Dieu en pèlerinage comme un signe d’espérance assurée et de consolation. » [11]

 

Nous aussi, qui poursuivons notre pèlerinage sur terre, souvent au milieu des épreuves, nous espérons parvenir à la cité céleste et retrouver notre Mère dans la communion d’amour avec la Sainte Trinité. Nous pouvons compter sur elle, car elle ne nous a pas abandonnés :

« En effet, après l’Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s’interrompt pas : par son intercession multiple, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n’est pas achevé, et qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu’à ce qu’ils parviennent à la patrie bienheureuse. » [12]

 

Conclusion

 

La Vierge Marie, choisie par le Père de toute éternité, et gratifiée par lui de dons exceptionnels en vue de sa mission : engendrer et élever le Fils de Dieu, a répondu à l’appel de Dieu par une foi, un amour et une fidélité parfaits, si bien que, la première parmi les créatures, elle est entrée dans l’Alliance nouvelle et éternelle inaugurée par Jésus. C’est pour cela qu’elle est pour l’Église, pour chacun de nous, un modèle :

« La bienheureuse Vierge, de par le don et la charge de sa maternité divine qui l’unissent à son fils, le Rédempteur, et de par les grâces et les fonctions singulières qui sont siennes, se trouve également en intime union avec l’Église : de l’Église, comme l’enseignait déjà saint Ambroise, la Mère de Dieu est le modèle dans l’ordre de la foi, de la charité et de la parfaite union au Christ. En effet, dans le mystère de l’Église, qui reçoit elle aussi à juste titre le nom de Mère et de Vierge, la bienheureuse Vierge Marie occupe la première place, offrant, à un titre éminent et singulier, le modèle de la vierge et de la mère: par sa foi et son obéissance, elle a engendré sur la terre le Fils lui-même du Père, sans connaître d’homme, enveloppée par l’Esprit Saint, comme une nouvelle Ève qui donne, non à l’antique serpent, mais au messager de Dieu, une foi que nul doute n’altère. Elle engendra son Fils, dont Dieu a fait le premier-né parmi beaucoup de frères (Rm 8, 29), c’est-à-dire parmi les croyants, à la naissance et à l’éducation desquels elle apporte la coopération de son amour maternel. » [13]

 

Jésus nous a donné Marie pour Mère afin qu’elle soit notre parfait modèle dans l’ordre de la confiance, de l’amour et de la fidélité, et que, par son inlassable intercession, elle nous aide à progresser sans cesse dans ces vertus qui constituent les piliers de l’Alliance avec Dieu, et que nous avons à vivre aussi dans notre alliance conjugale.

 

[1]     Encyclique Redemptoris Mater de 1987, n°8.

 

[2]     Ibid. n°13.

 

[3]     Ibid. n°18

 

[4]     Redemptoris Mater n°19.

 

[5]     Vatican II, Constitution sur l’Église Lumen gentium n°53.

 

[6]     Paul VI, Exhortation apostolique Marialis cultus, 1974, n°26

 

[7]     Lumen gentium n°53 (suite).

 

[8]     Ibid. n°56.

 

[9]     Cf. Le secret de Marie, 35.

 

[10]    Saint Jean-Paul II, Redemptoris Mater, n°11.

 

[11]    Lumen gentium n°15.

 

[12]    Ibid. n°62.

 

[13]    Ibid. n°63